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Bisbilles autour de la distribution des repas à Donka : Fatou Baldé remet les pendules à l’heure

La présidente de la COFEL (Coalition des femmes et filles leaders de Guinée) a offert ses services dès le début de la survenue de la pandémie en Guinée, en offrant  des repas gratuits aux malades de Covid19 hospitalisés à Donka. Un acte qui n’est pas vu d’un bon œil par ses détracteurs, qui qualifient ce geste de dame Yansané de démarche intéressée, en vue de rafler le marché attribuée à Alima, dans l’approvisionnement de la cantine des malades en nourriture. Dans une interview accordée à notre rédaction, Mme Yansané, interpellée sur la question, a expliqué sa motivation, tout en précisant qu’elle le fait de façon humanitaire, avec de l’argent récolté auprès des personnes de bonne volonté.

« Premièrement, je vous informe que je n’ai pas de marché pour la distribution de la nourriture à Donka. Quand on a commencé à enregistrer le cas de malades, la prise en charge nutritionnelle n’était pas prévue. Donc c’était un problème. C’est lorsque ce problème s’est posé, et connaissant des personnes qui étaient hospitalisées, qui à chaque fois qu’on échangeait, nous expliquait ce qui s’y passait, on a compris que c’est très sérieux cette affaire de nourriture, et qu’il faut songer vite à comment les aider à manger surtout que  les personnes hospitalisées de Covid, ne sont pas des personnes ordinaires(…) Les repas qui étaient servis à Donka n’étaient pas du tout bons. C’était difficilement digérable et consommable. Imaginez qu’on serve à un malade qui a des difficultés à manger,  des feuilles de patates à l’huile rouge, ou des spaghettis préparés n’importe comment ou encore de l’igname bouillie, accompagnée de morceaux de viande de moins de 20 g, les malades n’en voulaient pas. Un jour c’est devant moi, à l’hôpital là-bas qu’ils ont sorti un grand panier de Sandwiches, qu’ils ont jeté à la poubelle, parce que ce n’était pas bon.  Au lieu donc de recruter des professionnels pour faire les repas, ils ont fait venir des gargotières pour donner à manger aux gens, et vous savez les premières personnes qui ont été hospitalisées à Donka n’étaient pas des personnes démunies, c’est des personnes nanties qui pouvaient s’offrir tout ce qu’elles voulaient. Alors on a fait appel à un professionnel. On a commandé des repas que nous avons déposés là-bas. Des repas qui ont été acceptés et appréciés par les malades, et ensuite on a continué(…). Nous, on ne veut pas de marché, nous n’en voulons pas parce que ce n’est pas notre objectif. Nous sommes une organisation à but non lucratif, et nous ne pouvons rien faire qui puisse générer des bénéfices.  Nous n’avons ni marché, ni de contrat de prestation avec qui que ce soit. Que ce soit avec l’hôpital Donka, que ce soit avec l’ANSS, encore moins avec une autre institution (…) », a-t-elle tranché.

De l’origine des fonds pour l’achet de nourriture

« Au début, nous avons pris notre propre argent et nous avons acheté 100 plats. A l’époque, il y avait 52 malades. Le lendemain, plusieurs personnes ont contribué, certains ont accepté que je les cite, d’autres l’ont fait dans l’anonymat. Ces bonnes volontés nous ont envoyé de l’argent, du riz, du jus, de l’huile, des œufs, de la pomme de terre, du poulet, du miel, des industries ont donné des bouteilles d’eau etc…La solidarité s’est vite construite et on a eu ce avec quoi on devrait préparer pour envoyer à Donka. On a commencé avec rien et les Guinéens nous ont appuyées comme à l’époque d’Ebola », précise notre interlocutrice.

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