Salifou KEBE répond à la Francophonie : « Les termes du communiqué de l’OIF sont en porte-à-faux avec la réalité »

Jadis partenaires dans la mise en œuvre du processus électoral guinéen, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) voient désormais leur relation prendre une autre tournure. Au point que les deux en arrivent presqu’aux passes d’armes. Ainsi, ce matin, en réaction au communiqué de l’OIF annonçant la suspension de son appui technique à la CENI, le président de cette dernière, interrogé par nos confrères de RFI, rétorque que les défaillances évoquées dans le communiqué de Louise Mushikiwabo ne sont que le reflet de l’échec de la mission d’appui technique de son organisation. « L’OIF avait été invitée pour trouver des solutions. Maintenant, ils repartent avec des problèmes », dit en substance Amadou Salifou Kébé.  

Au-delà, le président de la CENI affiche son incompréhension. « Je ne comprends pas cette notion de retrait de l’OIF. L’OIF était dans un cadre d’assistance technique, la mission technique s’est très bien déroulée. J’aurais pu comprendre si ce communiqué de retrait émanait des experts ».

Amadou Salifou Kébé ne comprend pas non plus les termes utilisés dans le communiqué de l’OIF « Les termes qui sont là-dans sont en porte-à-faux avec la réalité. Quand ils disent que 2.490.000 électeurs ont des problèmes et que cela vient du rapport d’audit, c’est qu’ils n’ont jamais lu le rapport d’audit, ni le rapport de l’OIF d’ailleurs, qui donne l’origine de ces 2.490.000 électeurs ». Certes, admet-il,  « il est vrai que nous avons retrouvé des personnes décédées avec des cartes ». Mais justement, c’est pour le besoin de résolution de ces problèmes que l’appui de l’OIF avait été requis, selon le président de la CENI. Et si après, les problèmes demeurent, c’est aussi, insinue-t-il, de la responsabilité de l’OIF.

Bouka BARRY

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